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Emmy Awards 2007 : les nominations par Fredissimo

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Soyons calme et revenons tranquillement sur les nominations des 59emes Emmys Awards, révélées ce Jeudi 19 Juillet à Los Angeles.

Coté meilleure comédie pas de grandes surprises. Les favoris et les mastodontes sont là : The Office, Ugly Betty, Two And A Half Men, 30 Rock et l’éternel Entourage, en passe de devenir le nouveau porte-drapeau d’HBO après la fin des Sopranos.
Le titre devrait en toute vraisemblance se décider au cours d’un duel NBC/NBC entre 30 Rock et The Office.
Ma préférence va sans aucun doute à 30 Rock qui a su se démarquer du lot pendant toute la saison grâce à un cast merveilleusement mené par Alec Baldwin et Tina Fey, un style moderne et original, et surtout un humour efficace, frais et intelligent né d’une écriture plus que brillante. Mais la série de Tina Fey paiera-t-elle ses flottements du début de saison ? Le léger temps d’adaptation de Fey à la fois en tant qu’actrice mais aussi en tant que scénariste sera-t-il au final préjudiciable à la série ? Je serais tenter de répondre non et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord aucune, absolument aucune série de 20 épisodes et plus ne peut se vanter d’avoir été constamment irréprochable ; la saison est longue, les déchets sont bien entendu normaux. Ensuite, même si les 3 premiers épisodes ont été assez irréguliers et auraient pu faire craindre le pire, les 17 suivants sont tous des épisodes de haut rang, des miles au dessus des standards des sitcoms classiques. Quant à se rappeler combien parmi ces 17 sont des merveilles, citons-les tout simplement : Hardball, The Source Awards, Up All Night, Tracy Does Conan, Cleveland, Fireworks, The Rural Juror, The Head And The Hair, Black Tie, The “C” Word, Hiatus, Jack-tor … tiens-donc, 11/17, si ça ne mérite pas un Emmy ça ?! La logique voudrait donc que 30 Rock remporte l’Emmy, surtout au vu de l’épisode soumis, « Hardball », qui surpasse outrageusement tout ce que j’ai pu voir cette saison 2006/2007 en matière de comédie.
Mais l’adversaire, pas vraiment un adepte de la logique, n’est pas prêt à se rendre sans livrer bataille…
The Office fait en effet figure de favori, et ce pour trois raisons très simples : plus connu que 30 Rock, plus d’audience que 30 Rock et tenant du titre. Mais heureusement tout ne tiens pas (encore ?) à l’aspect commercial. The Office a également le mérite, après une saison 2 plutôt en dents de scie, d’avoir rendu une copie parfaite pour cette saison 3. Steve Carell et tous ses acolytes, enfin tous ses employés, ont fait rire en 2006. Bien rire. Beaucoup rire. Certes, avec moins de dynamisme, d’inventivité et de fraicheur que 30 Rock, mais le résultat est toujours bien présent. Et c’est de l’appréciation des juges de ce résultat là que viendra la décision finale.
30 Rock vs The Office, je prends les paris.

Le plus sérieux outsider des deux séries d’NBC n’est autre qu’Ugly Betty, la charmante, touchante et amusante série d’ABC. Beaucoup pourrait la considérer comme la vraie favorite, car elle bénéficie de l’appui de nombreux critiques ainsi que de la promotion massive de la chaine qui s’est habituée depuis quelques années à recevoir bons nombres d’Emmys (pas tous mérités). Aussi sa star, America Ferrera est bien placée pour remporter la statuette de la meilleure actrice, or il est malheureusement coutume de récompenser automatiquement à la fois le show et la star, comme on a pu le voir l’an passé dans la catégorie drama avec la mascarade 24 / Kiefer Sutherland … mais c’est une autre histoire.

Sur HBO, Entourage à défaut de se réinventer chaque saison, continue d’amuser plusieurs millions de personnes, et s’affirme comme étant une des valeurs sures de la chaîne.
Entourage, probablement par son coté fun sans prises de tête, reste très bien coté aux Emmy et une surprise cette année ne serait pas complètement volée.

Enfin vient Two And A Half Men de CBS qui à mon goût est la seule erreur de casting regrettable de ce crue « oustanding comedy series » 2007. La sitcom est certes amusante, plus rarement drôle, mais il y a bien longtemps qu’elle n’a changé, or l’évolution, d’une manière ou d’une autre, doit rester un critère fondamentale lors de l’évaluation d’une série.
Ainsi une autre sitcom phare de CBS aurait du avoir sa place parmi ce top 5. Il s’agit de The New Adventures Of Old Christine qui avec l’incroyable Julia Louis-Dreyfus à sa tête est bien plus souvent à craquer que la vieillissante série de Charlie Sheen.
Continuons sur les absents avec Weeds, qui complète brillamment le panneau artistique de la chaine Showtime… La série que l’on avait au début injustement surnommé le «Desperate Housewives du câble », comprenez plus audacieux et moins angélique, s’est affranchi avec brio de cette étiquette péjorative dans une saison 2 on ne peut plus drôle et réfléchie. Si la réussite artistique est bien au rendez-vous pour Nancy et le reste d’Agrestic, Weeds issue du câble et donc moins populaire n’a pas pu suffisamment s’affirmer comme candidat sérieux.
Pas de nomination non plus pour Everybody Hates Chris qui a le malheur d’être sur une jeune chaîne, The CW issu de la fusion WB/UPN, qui souffre à la fois d’une mauvais réputation mais aussi d’une mauvaise programmation. Dommage pour la bande à Chris Rock qui mérite pourtant amplement sa place parmi les meilleures comédies américaines.
Ensuite vient It’s Always Sunny In Philadelphia, sitcom très audacieuse, diffusée sur FX, dotée d’un casting et d’une écriture formidables, mais qui n’est malheureusement point connue du grand public. Que c’est regrettable de voir encore une chaîne qui ne daigne pas promouvoir ses programmes correctement et équitablement (ils savent bien faire du bruit pour Rescue Me ou The Shield …).
Suivant sur la liste, Extras. La raison de la probable non-nomination d’Extras est floue.
Certes, HBO n’a pas non plus mis un coup d’accélérateur publicitaire pour sa série, mais la particularité de celle-ci peut aussi la rendre peu désirable. Comprenez moi bien, la série de Merchant et Gervais est excellente, loufoque à souhait et souvent à mourir de rire, mais ce concept de « guest-star star » sur lequel repose entièrement toute la série peut paraître superficiel à force et éclipser aux yeux du public le coté fiction, davantage essentiel pour tout prétendant à la statuette dorée.
NBC, ne se satisfaisant pas d’avoir deux de ses séries en tête de file, aurait pu en plus nourrir un espoir de suprématie totale avec My Name Is Earl. Mais un an après une saison inaugurale drôlement réussie, la plus célèbre vitrine du karma doit tout de même rendre compte d’une saison 2 moins flamboyante qui a montré quelques signes de fatigue et a beaucoup peiné à aller de l’avant.
Finissons par une série qui en aura eu des hauts et des bas, mais qui finalement n’a pas obtenu son précieux ticket …
Desperate Housewives s’est sortie d’affaire grâce à une saison 3 plutôt satisfaisante, mais avouons qu’il était difficile de faire pire que la saison précédente incohérente de bout en bout ; cela me faisait de la peine de voir des actrices aussi talentueuses jouer à partir de matériel aussi pauvre, aussi facile.
Heureusement, Marc Cherry et tous ses scénaristes ont repris du poil de la bête et la saison 3 s’est avérée être une belle surprise tant on s’attendait à un nouvel échec.
Concernant les Emmy, il faudra cependant m’expliquer une chose. Que font les Housewives dans la catégorie comédie ? Certes la série regorge de frivolités et de situations plus ou moins drôles, mais Desperate Housewives nous a offert ses meilleures moments quand elle donnait dans le drame et avec une saison 3 de plus aussi sombre et grave il m’est difficile de concevoir la série comme une comédie. Cette ambigüité peut aussi paraître comme une inégalité car si des série comme 30 Rock, The Office ou Entourage travaillent en une demi-heure, Desperate Housewives dispose de toute heure pour diffuser sa magie. A méditer …

Quoi qu’il en soit le cru 2007 n’aura laissé que très peu de place tant la concurrence cette année était extrêmement rude avec les petits poucets devenus grands du câble et l’armada d’NBC.

Passons aux acteurs …
Chez les femmes je suis agréablement surpris, vraiment : ravi de retrouver Mary-Louise Parker pour qui je craignais le pire malgré son immense talent (on sait jamais avec des juges toxicos), rassuré de voir Tina Fey et Julia Louis-Dreyfus (on sait jamais avec des juges toxicos), content d’introduire America Ferrera (on sait jamais avec des juges toxicos) et soulagé d’avoir Felicity Huffman …

Maintenant quant à savoir qui devrait l’emporter, la question est noueuse.
Felicity Huffman est une grande actrice, mais tout comme sa série elle nous offre ses plus beaux instants quand elle s’oriente vers le drame, et par opposition ses capacités comiques jusque à présent sont loin d’être « Emmy worthy », à mon sens.
America Ferrera parte apparemment favorite pour sa géniale prestation innocente dans Ugly Betty mais je crois bien qu’elle n’a pas encore développé ce « it factor » absolument essentiel pour conquérir la statuette tant convoitée. Ce « it factor » Julia Louis-Dreyfus l’a sans aucun doute, pour preuve elle est tenante du titre, et je ne vois honnêtement pas qu’est-ce qui pourrait l’empêcher de réaliser le doublé. Il faut dire que sa série The New Adventures Of Old Christine ne brille presque qu’exclusivement que par sa splendide performance, impressionnante et irréprochable sur toute la ligne. De son coté Tina Fey ne semble pas encore en mesure de lutter face à Julia, mais il faut tout de même louer l’incroyable interprétation de la belle brune qui joue là seulement son premier rôle d’actrice (le parfait débit lors de ses « weekend updates » dans Saturday Night Live n’était donc pas un leurre).
Mary-Louis Parker a elle définitivement cultivé ce « it factor » et ce depuis longtemps ; que ce soit en tant que guest-star ou dans des mini-séries (elle m’a profondément et littéralement bouleversé dans Angels In America …) Mary Louise-Parker a déjà obtenu des Emmys pour ses diverses interprétations et s’est affirmée très vite comme une des actrices les plus talentueuses de sa génération. Aucun doute alors que sa fantastique prestation dans Weeds lui valle une statuette.
On a donc ici 80 % de chances de se retrouver avec un beau combat entre Julia-Louis Dreyfus et Mary-Louise Parker, avec America Ferrera en outsider à l’affut.
Les paris sont ouverts mais sachez qu’en ce qui me concerne mon vote va à Nancy/Mary-Louise Parker…

Chez les hommes les cartes ont été aussi plutôt bien tirées, mais j’ai cependant quelques regrets quant à la non-nomination du remarquable Jason Lee dans My Name Is Earl qui continue pourtant d’être extrêmement solide au cœur d’une série qui semble en lente perte de vitesse. Une inversion Sheen/Lee m’aurait fait le plus grand bien, mais il ne s’agit pas de moi, n’est-ce-pas ?

Qui est donc le mieux placé pour gagner chez le sexe fort ?
Je suis quelque peu partagé, car si Alec Baldwin et Steve Carell sont absolument brillants dans leurs rôles respectifs, Ricky Gervais n’en reste pas moins un des grands comiques de la planète Seul Charlie Sheen est un terrible acteur qui continue à être employé pour des raisons énigmatiques, que je classe dans la rubrique « différences culturelles ».
Quant à Tony Shalhoub je préfère l’oublier car je suis déterminé à boycotter Monk ! Il n’avait pas a gagné l’an dernier ! Il a littéralement volé l’award à Steve Carell qui était alors au sommet de son art. Un scandale !

Alec Baldwin pour 30 Rock est certainement dans la meilleure position, notamment après son Golden Globe remporté cette année pour le même rôle. Il combine de façon extraordinaire tant d’aspects variés en interprétant Jack Donaghy à la fois aussi viscéralement que Sutherland joue Bauer, et aussi finement que Kramer jouait Frasier. Mais Steve Carell n’a pas à rougir car il demeure le moteur humoristique infatigable de The Office dont la mécanique devient de mieux en mieux huilée. Le patron le plus connu des USA a d’ailleurs eu la chance d’avoir été snobé l’an dernier au profit de Tony Shalhoub ; la chance parce que ce tollé générale lui confère un statut de martyr au sein de sa profession, dont il pourrait habilement profiter. Le déjanté Ricky Gervais peut aussi nourrir de vrais espoirs cette année car sa série Extras commence enfin a faire parler d’elle et donc de lui. Si les votants de l’Académie lui ont fait confiance c’est bien qu’ils ont finalement daigné reconnaitre l’immense potentiel comique de l’artiste, potentiel qui est sans aucun doute « Emmy worthy ».
Enfin Charlie Sheen, habitué des nominations, peut espérer que se soit enfin son année. Il a moult reprises démontré ses capacités dans Two And A Half Men, qui fait plus que survivre à mon avis grâce à sa grandiose prestation.
Tous les candidats se tiennent dans un mouchoir de poches, mais Alec Baldwin et Steve Carell sont probablement en pole position avec selon moi une tête d’avance pour l’interprétation « oscarifique » de Baldwin.

Tony quoi ? Je ne vois pas de quoi vous parlez … Non sérieusement, il continue d’être nominé pour Monk pour je ne sais quelles raisons, et je ne serais pas surpris de toujours le voir dans la liste même après l’arrêt de la série ; ils ne se rendront même pas compte.


Les nominations des seconds-rôle frisent la perfection, tant chez les hommes que chez les femmes.
Je vais seulement regretter chez les hommes, l’oubli d’Ethan Suplee dans My Name Is Earl, qui est à mourir de rire dans un rôle pourtant risqué : être débile tout en disant trucs débiles tout en montrant qu’il ne l’est pas du tout, le tout nuancée par une légèreté d’esprit couplée à une sagesse intempestive. Parenthèse fermée.

Entourage se démarque encore une fois dans cette catégorie avec les deux même nominés que l’an passé. Kevin Dillon et Jeremy Piven sont les grands favoris, et si Piven l’a emporté l’année dernière, une victoire cette année de Dillon ne serait pas volée, d’autant plus que l’alternance politiquement correct est une des marques de fabrique de Emmy Awards. Egalement ravi de retrouver Neil Patrick Harris de How I Met Your Mother, tout simplement parce qu’il est de loin ce qu’il y a de mieux dans la série. Réjouissons-nous aussi d’avoir le fantastique Rainn Wilson de The Office, qui pourrait, qui sait, créer la surprise. Enfin Jon Cryer s’offre une nouvelle nomination amplement méritée pour Two And A Half Men.

Du coté des femmes le casting est à mon humble avis parfait. Même les absentes comme Wanda Sykes (Old Christine) ou Ashley Jensen (Extras) peuvent garder la tête haute tant le niveau est élevé et la compétition sélective.
C’est peut-être la catégorie la plus difficilement pronosticable. Jaime Pressly, Jenna Fischer, Vanessa Williams, Elizabeth Perkins et un peu moins Conchata Ferrell méritent toutes de gagner. La superbe Jaime Pressly pour sa féroce et nuancée interprétation de Joy dans My Name Is Earl. Jenna Fischer pour les incroyable progrès fait lors de cette saison 3 de The Office durant laquelle elle aura donné une tout autre teneur à son personnage. Vanessa Williams pour son incroyable contrôle et son apport comique indéniable dans Ugly Betty. Elizabeth Perkins pour toute sa maturité et son humour dans Weeds. Conchata Ferrell, malgré de grands atouts, est peut-être moins en mesure de l’emporter et doit plus certainement sa nomination a une étrange propension à nominer systématiquement Two And A Half Men cette année qu’a une véritable performance hors du commun.
Mais malgré la concurrence, Elizabeth Perkins reste ma préférence à moi …

Rentrons maintenant dans un cadre un peu plus technique.
J’ai eu la chance e voir tous les épisodes nominés dans la catégorie meilleur scénario et je dois dire que c’est certainement le top 5 des épisodes les plus drôles de la saison 2006-2007, avec l’épisode Hardball de 30 Rock en prime (mais non-nominé car soumis pour Meilleure comédie).
Le trophée se jouera sans doute entre Jack-tor (30 Rock), Gay Witch Hunt (The Office) et Daniel Radcliffe (Extras). On vote va à Jack-tor, extrêmement bien structuré et qui a le mérite de donner du matériel et de la substance à tout le cast au cours d’histoires drôlement bien menées.

Coté réalisation je préfère ne pas me prononcer n’ayant vu que 3 des 6 épisodes listés.



J’irais beaucoup plus vite concernant les dramas, pour y revenir plus en détails dans mon papier suivant.

On retrouve donc Boston Legal, The Sopranos, House, Grey’s Anatomy et Heroes pour le titre « d’exceptionnelle série dramatique ». Exceptionnelle, pas meilleure. Outstanding, not best. La division se doit être faite, car c’est visiblement la seule frontière qui sépare les juges de la stupidité aveugle.
Une chose est sur, c’est que The Sopranos ne devrait pas avoir grand mal a l’emporter.

En ce qui concerne les acteurs, c’est quand même un poil plus fameux.
On retrouve étrangement James Gandolfini (The Sopranos), Hugh Laurie (House) et Denis Leary (Rescue Me). Notons aussi l’anecdotique nomination de Kiefer Sutherland après une sixième saison foutoire de 24. Heureusement que Boston Legal et David E. Kelly viennent encore nous sauver avec James Spader.
Une chose est sur c’est que James Gandolfini ne devrait pas avoir grand mal à l’emporter … quoique. Denis Leary a encore porté à un autre niveau son interprétation, en ajoutant au cynisme, à la sexualité exacerbé et à la misogynie, une nouvelle couche jusque là inconnue à Tommy Gavin, à savoir la fragilité, merveilleusement bien introduite après la perte de son fils. Autre candidat à prendre en compte, Hugh Laurie porte le cynisme et l’ambigüité relationnelle à leur apogée avec son incarnation grandiose du docteur Gregory House. Les choses semblent en revanche plus compliquées pour Kiefer Sutherland qui doit rendre compte de la saison 6 catastrophique de 24. Enfin ne parlons même pas de James Spader qui, même si c’est un bon acteur, ne doit sa place qu’à l’ignorance, ou la folie, complète des votants.
Je vais tenter le diable et proposer Hugh Laurie pour son cynisme jouissif et son inhumanité affolante dans House, d’autant plus que 3 Emmys semblent bien assez pour Gandolfini.

Chez les femmes, la bouée Kyra Sedgewick (The Closer), la formidable madone Sally Field (Brothers & Sisters), l’exceptionnelle Edie Falco (The Sopranos), la moins exceptionnelle Patricia Arquette (Medium) et la décidemment collante Mariska Hargitay (Law & Order : SVU) ont obtenu leurs tiquets, certaines (que vous devinerez) au détriment d’autres actrices bien plus méritantes.
J’irai pour l’exceptionnelle Edie Falco, qui est à mon gout le meilleur atout de la série, après bien sur l’écriture révolutionnaire de David Chase (bonhomme très bizarre au passage).

Du coté des seconds-rôles l’adorable Masi Oka dans Heroes se retrouve nominé, accompagné de Terry O’Quinn et de l’étrange Michael Emerson de Lost et Michael Imperioli (The Sopranos).
Admettons la présence de William Shatner pour Boston Legal (tiens, encore ?) mais là, la Grey’s Anatomy fever frise le ridicule.
Déjà T.R. Knight se hisse dans les 6 probablement plus grâce à son activité médiatique (le « faggot » lancé par Isaiah Washington, suivi de son coming-out) qu’a sa performance d’acteur. Ensuite du coté des femmes, le cast de Grey a beau être globalement talentueux, ça n’explique pas un tel raz-de-marée. J’aurai personnellement viré sans problème Chandra Wilson et me serais contenté de Sandra Oh ou de Katherine Heigl, au choix.
De même expliquez-moi ce que fait Lorraine Bracco dans la liste alors qu’on l’a a peine vu dans la dernière saison des Sopranos. Les juges ne voulaient peut-être pas que Aida Turturro, enfin nominée, ne se retrouve pas trop seule. Enfin, Rachel Griffiths, excellente dans Brothers & Sisters, retrouve les Emmys deux ans après Six Feet Under.
Chez les males, je donnerais Michael Emerson vainqueur, tant il habite son personnage de cet étrangeté indescriptible.
Chez les femelles, même si Aida Turturro le mérite, je ne pense pas me tromper avec la fantastique Rachel Griffiths qui à chacun de ses rôles rend son personnage indispensable.


La première chose qui choque lorsque l’on découvre la catégorie scénario est la récurrence d’un couple de mots : The Sopranos, triplement nominée pour Made In America (David Chase), Kenneth And Heidi (David Chase et Matthew Weiner) et le légèrement moins méritant Second Coming (Terence Winter). Réjouissons-nous plutôt pour Battlestar Galactica et la nomination de Ron Moore pour son scénario intense et riche en rebondissements du double épisode Occupation/Precipice. Damon Lindelof et Carlton Cuse se sauvent grâce au fantastique Through The Looking Glass, season finale à couper le souffle qui squatte une des rares nominations de Lost.
J’hésite entre Occupation/Precipice, brillamment écrit par Ron Moore, et Through The Looking Glass extraordinairement intense qui clôt la saison 3 sur le cliffhanger le plus grisant de toute la série.

Rebelote pour Galactica qui s’octroie une nouvelle place dans la catégorie réalisation pour l’épisode plein d’action Exodus part 2 réalisé par Felix Alcala. Le Pilot de Studio 60 On The Sunset Trip, sobrement mis en scène par Thomas Schlamme, profite aussi d’une nomination bien méritée, de même que le pilote d’Heroes, Genesis, réalisé par David Semel. Friday Night Lights, le grand oublié de cette édition 2007, doit se contenter de cette bien maigre consolation pour son Pilot, réalisé par Peter Berg. Lost, a apparemment marqué par son incroyable final car Through The Looking Glass obtient également une nomination pour sa réalisation signée Jack Bender.
Enfin les deux omniprésents, The Sopranos et Boston Legal, placent chacun un épisode, respectivement Kenneth And Heidi (Alan Taylor) et Son Of The Defender (Bill D’Elia).
Ici j’opterais pour Genesis qui introduit efficacement l’immense potentiel visuel de Heroes.


Au final beaucoup de choses vont mieux, mais la situation reste néanmoins problématique, sidérante même pour certains cas … Rendez-vous donc dans le papier suivant pour mettre tout ça au clair.



COMEDIES

Meilleure comédie
- 30 Rock (NBC)
- The Office (NBC)
- Ugly Betty (ABC)
- Two And A Half Men (CBS)
- Entourage (HBO)

Meilleure acteur, comédie
- Alec Baldwin (30 Rock - NBC)
- Steve Carell (The Office - NBC)
- Tony Shalhoub (Monk - USA)
- Charlie Sheen (Two And A Half Men - CBS)
- Ricky Gervais (Extras- HBO)

Meilleure actrice, comédie
- Julia Louis-Dreyfus (The New Adventures Of Old Christine - CBS)
- Tina Fey (30 Rock - NBC)
- America Ferrera (Ugly Betty - ABC)
- Mary-Louise Parker (Weeds - Showtime)
- Felicity Huffman (Desperate Housewives - ABC)

Second rôle masculin, comédie
- Kevin Dillon (Entourage - HBO)
- Jeremy Piven (Entourage - HBO)
- Neil Patrick Harris (How I Met Your Mother - CBS)
- Rainn Wilson (The Office - NBC)
- Jon Cryer (Two And A Half Men - CBS)

Second rôle féminin, comédie
- Jaime Pressly (My Name Is Earl - NBC)
- Jenna Fischer (The Office - NBC)
- Conchata Ferrell (Two And A Half Men - CBS)
- Vanessa Williams (Ugly Betty - ABC)
- Elizabeth Perkins (Weeds - Showtime)

Meilleur scénario, comédie
- 30 Rock (NBC) - Jack-tor, écrit par Robert Carlock
- 30 Rock (NBC) - Tracy Does Conan, écrit par Tina Fey
- The Office (NBC) - Gay Witch Hunt, écrit par Greg Daniels
- The Office (NBC) - The Negotiation, écrit par Michael Schur
- Extras (HBO) - Daniel Radcliffe, écrit par Ricky Gervais et Stephen Merchant

Meilleur réalisation, comédie
- 30 Rock (NBC) - The Break-Up, réalisé par Scott Ellis
- Entourage (HBO) - One Day In The Valley, réalisé par Julian Farino
- Extras (NBC) - Orlando Bloom, réalisé par Stephen Merchant en Ricky Gervais
- Scrubs (NBC) - My Musical, réalisé par Will McKenzie
- The Office (NBC) - Gay Witch Hunt, réalisé par Ken Kwapis
- Ugly Betty (ABC) - Pilot, réalisé par Richard Sheppard



SERIES DRAMATIQUES

Meilleure série dramatique
- The Sopranos (HBO)
- Boston Legal (ABC)
- Grey’s Anatomy (ABC)
- Heroes (NBC)
- House (Fox)

Meilleur acteur, série dramatique
- Kiefer Sutherland (24 - Fox)
- Denis Leary (Rescue Me - FX)
- Hugh Laurie (House - Fox)
- James Gandolfini (The Sopranos - HBO)
- James Spader (Boston Legal - ABC)

Meilleure actrice, série dramatique
- Kyra Sedgewick (The Closer -TNT)
- Sally Field (Brothers & Sisters - ABC)
- Edie Falco (The Sopranos - HBO)
- Patricia Arquette (Medium - NBC)
- Mariska Hargitay (Law & Order : Special Victims Unit - NBC)
- Minnie Driver (The Riches - FX)

Second rôle masculin, série dramatique
- Masi Oka (Heroes - NBC)
- T.R. Knight (Grey’s Anatomy - ABC)
- Terry O’Quinn (Lost - ABC)
- Michael Emerson (Lost - ABC)
- Michael Imperioli (The Sopranos - HBO)
- William Shatner (Boston Legal - ABC)

Second rôle féminin, série dramatique
- Rachel Griffiths (Brothers & Sisters - ABC)
- Sandra Oh (Grey’s Anatomy - ABC)
- Chandra Wilson (Grey’s Anatomy - ABC)
- Katherine Heigl (Grey’s Anatomy - ABC)
- Aida Turturro (The Sopranos - HBO)
- Lorraine Bracco (The Sopranos - HBO)

Meilleur scénario, série dramatique
- Battlestar Galactica (Sci-Fi) - Occupation/Precipice, écrit par Ronald D. Moore
- Lost (ABC) - Through The Looking Glass, écrit par Damon Lindelof et Carlton Cuse
- The Sopranos (HBO) - Kenneth And Heidi, écrit par David Chase et Matthew Weiner
- The Sopranos (HBO) - Made In America, écrit par David Chase
- The Sopranos (HBO) - The Second Coming, écrit par Terence Winter

Meilleur réalisation, série dramatique
- Battlestar Galactica (Sci-Fi) - Exodus part 2, réalisé par Felix Alcala
- Lost (ABC) - Through The Looking Glass, réalisé par Jack Bender
- Heroes (NBC) - Genesis, réalisé par David Semel
- Studio 60 On The Sunset Trip (NBC) - Pilot, réalisé par Thomas Schlamme
- The Sopranos (HBO) - Kenneth And Heidi, réalisé par Alan Taylor
- Friday Night Lights (NBC) - Pilot, réalisé par Peter Berg
- Boston Legal (ABC) - Son Of The Defender, réalisé par Bill D’Elia


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